Amis blogueurs, amies blogueuses, ci-dessous, en avant-première, un extrait du futur roman qui sera déposé chez mon éditeur d'ici deux mois.
Après avoir traversé le sombre couloir, ils empruntèrent une nouvelle fois l'escalier capitonné. Ils traversèrent ensuite la salle du bar pour se diriger vers une porte sur laquelle était fixé un panneau indiquant les toilettes. Les deux barmans les suivirent du regard. Quentin fit un geste en direction de Picart, il quitta aussitôt sa place pour les suivre à quelques mètres de distance. Si le bonhomme avait cru, une première fois, pouvoir tirer sur deux policiers, il était bien capable de renouveler son exploit.
Simon s'avança jusqu'à un miroir qu'il fit pivoter, dévoilant ainsi un long couloir, cette fois, parfaitement éclairé et sur lequel s'ouvraient trois portes couvertes de posters de femmes, vêtues seulement d'une paire de lunettes.
Simon fit mine de vouloir ouvrir l'une d'elles mais Roman s'interposa.
—Très bien monsieur Simon, murmura t-il, maintenant laissez-nous faire notre boulot !
Il adressa un signe en direction de Picart et de Quentin qui trouvèrent aussitôt leur place.
—Est-ce qu'il y a une autre sortie, demanda t-il à Simon resté en arrière.
—Non, une fenêtre qui donne sur la cour, mais elle comporte des barreaux !
—Très bien, poussez-vous !
L'arme au poing, il cogna doucement contre la porte.
—Leclus ... police. Ouvrez, on aimerait discuter !
—Fais pas le con, renchérit Quentin, ouvre, on veut discuter c'est tout. Allez, on veut pas de casse !
Il y eut tout d'abord un bruit de chaise renversée, puis, de verre brisé. Ensuite, ce fut le silence.
Quentin colla son oreille contre la porte.
—Ça bouge pas là-dedans ... il est là au moins ?
Roman se tourna vers Simon.
—Je n'ose envisager pour vous que vous nous ayez monté un bobard !
—Non, non ... il est là ... d'ailleurs, vous avez entendu, le verre brisé !
Roman attrapa la poignée et voulut ouvrir mais la porte était condamnée de l'intérieur.
—Bon, Quentin, enfonce-moi ça ... fais gaffe hein ... nous avons votre permission monsieur Simon ?
Avant qu'il ait eu le temps de répondre, Quentin avait donné un grand coup d'épaule contre la porte. La serrure vola en éclats et la porte alla frapper contre le mur, dégageant ainsi le passage. Quentin se jeta contre le mur, l'arme au poing, tandis que Roman et Picart surgissaient à leur tour, l'arme également levée, prête à faire feu.
La petite pièce de trois mètres sur trois ne comportait qu'une table, une armoire vestiaire en métal et deux chaises. Sur l'une d'elles un homme était assis, immobile, la tête penchée. Une large tache rouge sur la poitrine. Pas la peine d'être médium pour deviner qu'il était cané.