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Mon premier roman

Mon premier roman
Malheureusement édité à compte d'auteur par un éditeur peu soucieux de l'avenir des livres qu'il édite, le roman intitulé " Le pantalon orange " n'a rencontré aucun lecteur. Je conserve malgré tout l'espoir d'intéresser un éditeur qui saura lui donner sa chance.
La photo ci-dessus est celle choisie pour la couverture. Elle parle d'elle même quant au contenu du livre.
Curieusement, j'avais réalisé une poésie qui devait faire partie d'un recueil et intitulée " Le voyage nocturne ". Ayant achevé l'écriture du roman, je me suis aperçu que cette poésie en était le résumé, elle avait pourtant été écrite six mois plus tôt, avant même d'avoir eu l'idée d'écrire le roman.
Je vous la livre ci-dessous.

VOYAGE NOCTURNE

Hier encor, je parlais de vous, oh ! Jeunesse.
De tous ces moments de bonheur et d'allégresse,
De ces douces heures, où mon âme en repos
Riait et s'amusait d'un quelconque propos.
Ainsi, vous demeuriez là, sous la sombre porte !
Attendant que quelque souffle heureux vous emporte.
Je croyais pourtant votre souvenir éteint,
Et vous voilà, surgissant d'un passé lointain !
Je revois ces arbres, dans la cour de l'école,
Et leur tronc, sur lesquels nous gravions des symboles.
L'un d'entre eux porte toujours deux prénoms d'enfants.
Je me souviens les avoir tracés, triomphant,
Après que mon regard, qui encor s'illumine,
Croisa celui d'une délicieuse gamine,
Qui, à dix ans, me voulait déjà pour époux.
Un jour, nous ne faisions aucun mal, après-tout,
Son père nous aperçut. Un éclair rapide,
Passa dans le regard de cet homme stupide,
Rien qu'en le voyant, j'eus peur pour elle, soudain.
J'appris plus tard, qu'il frappa si fort le gredin,
Qu'elle clôt pour toujours ses paupières mutines,
Et son c½ur, trop jeune encor, de vierge enfantine
Qui illuminait mes rêves d'un soleil d'or.
Aujourd'hui, rien que d'en parler, j'ai froid encor.
Puis, douleur d'enfant, la classe triste et austère,
Où chacun devant sa table était solitaire.
Problèmes, dictées, oui, j'ai tenté d'oublier
Que, hélas, je n'étais pas très bon écolier.
Je songe aussi que, jeune enfant, loin de ma mère,
Je versais, sous le préau, des larmes amères.
Mais, que lui reste t-il de ses premiers espoirs ?
Te demandes-tu, oh, toi qui veux tout savoir.
Eh bien, je sais que le temps transforme en merveilles,
Nos labeurs, nos souffrances et toutes nos veilles.
Qu'il en fait des couronnes, dans l'ombre, sans bruit,
Pour les poser sur nos têtes, quand vient la nuit.
Puis, l'on se souvient : Le préau, la triste chambre,
Car après juillet, ce sera toujours septembre.
Et cet espoir, qu'il faut garder dans le lointain,
Lui seul, nous aide à supporter notre destin.

René CYR

# Posté le mercredi 16 mai 2007 14:13

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